Le projet pédagogique élaboré par Les Ateliers de l’Image et Olivier Blache s’articule autour d’un projet global qui concerne l’écoute, le geste, la danse, la trace dans l’espace et dans le temps. Il s’est écrit en liaison avec un projet de percussions africaines et s’inscrit dans un projet de correspondance avec une école au Sénégal en liaison avec Aide et Action.
A tous les stades du projet, les enfants étaient amenés à produire différents gestes, des plus simples à ceux impliquant l’ensemble de leur corps. Le point essentiel qui a guidé la réflexion sur le projet est de faire comprendre aux enfants que tous leurs gestes ont une histoire, un avant et un après, et que la trace de ces gestes dans leur corps ou leur mémoire a autant d’importance que la résultante de ces gestes. De montrer que tout geste s’inscrit dans une histoire ou la finalité est moins primordiale que leur capacité à exprimer des émotions.
Cet aspect est fondamental dans la manière d’enseigner de l’instituteur, et c’est pour prolonger cette idée dans une pratique artistique que le projet s’est développé. Le choix s’est alors porté vers la photographie dont les caractéristiques permettent à la fois de travailler sur l’idée de la trace et de mettre en place un travail de création autour du corps, du geste et du mouvement.